Pourquoi je kiffe la science

 Maintenant disponible en audio podcast grâce à Podcast Science et à Blast (merci à eux !)

A mon tour de participer à la grande chaîne « Pourquoi je kiffe la science ? » initiée par Sirtin sur son blog, et déjà reprise par un sacré paquet de C@fetiers.

bd001 bd002 bd004 bd005 bd006Pourquoi donc kiffé-je la science ? Ça, c’est une question qu’elle est bonne. Je baigne dans la science depuis toute petite. J’ai grandi juste à côté d’une collection de minéraux, passé les nuits d’été à regarder les étoiles filantes en étant bercée par des histoires de trous noirs et de naines blanches ; chaque promenade était une bonne occasion d’accroître mes connaissances sur notre environnement. J’ai toujours été assez portée sur les « Pourquoi » et les « Comment », je crois que c’est de famille. Chez nous, la science fait partie intégrante de la culture générale, elle permet d’apporter des réponses aux nombreuses questions qu’on se pose étant gamin.

cigogne
Ceci n’est pas une cigogne : c’est de la science.

J’ai toujours été ballottée entre des centres d’intérêt plutôt littéraires, et d’autres scientifiques. Un déclic a eu lieu quand j’entendais ma sœur potasser ses cours de botanique. Je me souviens de ses schémas fonctionnels sur les fruits, dont un sur la fraise. Je l’ai harcelée pour qu’elle me raconte tout ce qu’elle savait là-dessus, j’adorais ça. Et paf, me voilà 7 ans plus tard, sachant désormais que la fraise est un réceptacle charnu et que ses akènes ont le doux talent de se coincer entre les dents.

eau
Quand je vois ça, je pense : hydrodynamique, calcaire et poudingue, oxygénation et espèces rhéophiles (qui aiment le courant).

Ce que j’aime dans la science, c’est le continuum qu’elle représente. Bio, maths, physique, géologie, chimie, toutes les disciplines sont interconnectées : on peut faire de la biogéochimie, étudier les forces de frottement entre deux plaques tectoniques ou calculer des matrices pour évaluer des distributions d’espèces. C’est un des points forts de la science : c’est un domaine complet, qui ravit les touche-à-tout, et qui gagnerait encore à élargir davantage son réseau de connections entre les disciplines (à quand le complexe d’Œdipe des zones de subduction ?).

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La montagne Sainte-Victoire, un sujet d’étude artistico-géologique.

Mais avant tout, la science apporte une nouvelle lumière sur ce qui nous entoure. Quand je regarde la montagne Sainte Victoire (en Provence), je ne vois pas uniquement le modèle fétiche du peintre Paul Cézanne, mais plutôt le chevauchement de la plaque tectonique Corso-Sarde par la plaque Européenne. Je visualise l’histoire du lieu ; l’apparition/disparition des océans, les déformations, les collisions… J’y vois aussi des buissons d’épineux, du thym, du romarin, j’y lis les contraintes du climat Méditerranéen. Cela m’évoque aussi un bon carré d’agneau au thym, mais ça n’a rien à voir.

coucher de soleil
Quand je contemple un coucher de soleil, j’admire l’effet de la diffusion de la lumière par les molécules de gaz atmosphériques. A chacun sa poésie.

J’aime mettre des mots sur des phénomènes, pas uniquement pour briller aux dîners de famille mais surtout pour tout étiqueter (je crois que c’est un travers de naturaliste). Et en définitive évidemment, pour comprendre les processus sous-jacents.

D’autre part, la science nous apprend à être sceptiques, à remettre en question les paradigmes actuels. C’est également un énorme projet collaboratif, en perpétuel mouvement. Cercle vicieux : plus on sait, plus on a envie d’apprendre. Et pour finir, la science est naturelle, intrinsèque à l’Homme. Après tout, nous sommes des Homo sapiens  – mais en fin de compte, que savons-nous vraiment ?

(Toutes les photos sont ©Science de comptoir, merci de me contacter avant de les utiliser. Le cas échéant, je vous obligerai à regarder tous les épisodes de Plus Belle La Vie suivant le protocole exposé dans Orange Mécanique jusqu’à ce que mort cérébrale s’ensuive.) (source de l’image ci-dessous)
 

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